BOUTE (Claude) – Traité de mignature. 1674.

BOUTE (Claude) - LA FONT DE SAINT-YENNE (Étienne)

Traité de mignature pour apprendre aisément à Peindre sans Maître. [Suivi de :] Réflexions sur quelques causes de l'état présent de la peinture en France.

Christophe Ballard. Paris, 1674. - Jean Neaulme. La Haye, 1747.

Le rare ouvrage de La Font de Saint-Yenne, relié à la suite, constitue un jalon majeur dans l’histoire de la critique d’art.

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BOUTE (Claude) – Traité de mignature pour apprendre aisément à Peindre sans Maître. Et le secret de faire les plus belles Couleurs, l'Or Bruny, & l'Oren Coquille. Christophe Ballard. Paris, 1674. [Suivi de :] LA FONT DE SAINT-YENNE, (Étienne) – Réflexions sur quelques causes de l'état présent de la peinture en France. Avec un examen des principaux Ouvrages exposés au Louvre le mois d'Août 1746. Jean Neaulme. La Haye, 1747.

2 ouvrages en un vol. in-12 (14,1 x 8,6 cm), (8) ff., 166 pp., (5) ff. ; (3) ff., 155 pp., veau granité ancien, dos à nerfs orné, coiffe de tête arrasée. Bel état. 

Seconde édition, revue et augmentée, après la très rare édition originale parue un an plus tôt du Traité de mignature. On y apprend moult détails assez précis sur la fabrication des couleurs et divers procédés techniques liés à l'art pictural. 

Le rare ouvrage de La Font de Saint-Yenne, relié à la suite, constitue un jalon majeur dans l’histoire de la critique d’art. Probablement la première véritable critique publique d’une exposition. Bien qu’il prétende rapporter des propos entendus au hasard lors de sa visite du Salon, il est évident que cette analyse vigoureuse et éclairée est bien la sienne. Dans ce bref traité, l’auteur livre ses observations sur l’ensemble des œuvres présentées : il déplore l’état de conservation de certains chefs-d’œuvre (militant ainsi pour la création d’un musée national, idée alors totalement novatrice), dénonce l'orgueil et l'inconstance de certains artistes prompts à changer de style pour séduire, et pointe la facilité de la technique du pastel. Attaché à la peinture d’histoire, qu’il tient en haute estime, il n’en manifeste pas moins un vif intérêt pour les autres genres picturaux, ainsi que pour la sculpture. Bien qu’il témoigne d’une grande estime pour Coypel, celui-ci lui reprochera la franchise de ses critiques. Son regard sur les peintres présentés au Salon reste globalement bienveillant, et il prend soin de souligner les qualités propres à chacun. Cet ouvrage fondateur suscita de nombreuses vocations critiques. 

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