LUSSAN (Marguerite de) - Les Veillées de Thessalie. 1741.

LUSSAN (Marguerite de)

Les Veillées de Thessalie.

Veuve Pissot, Paris, 1741.

5 000 €

Reliure aux armes de la marquise de Pompadour.

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LUSSAN (Marguerite de) - Les Veillées de Thessalie. Veuve Pissot, Paris, 1741.

8 parties en 4 volumes in-8 (16,5 x 9,2 cm), I : (3) ff., 162 pp., (1) f., 175-(1) pp. ; II : (1) f., 136 pp., (1) f., 139-(1) pp. III : (1) f., 146 pp., (1) f., 171-(1) pp. ; IV : (1) f., 201-(1) pp., (1) f., 216 pp., reliés. Veau fauve, dos à nerfs orné, pièces de titre et de tomaison en maroquin grenat, triple filet doré encadrant les plats, armes dorées au centre, filet doré sur les coupes, tranches rouges. Reliure de l’époque. Petit manque sur trois coiffes, début de fente aux extrémités du mors du t. I, petites taches sur quelques plats, mouillures en pied des ff. du centre du t. III, déchirure marginale sans manque de texte p. 159 du t. IV., qql. rouss. et brunissures. Les deux ff. du privilège royal sont manquants. 

Édition définitive, en partie originale. Elle comprend trois nouvelles veillées et le texte de celles parues précédemment a été revu. 

Les Veillées de Thessalie s’inscrivent dans la tradition du conte merveilleux. Au XVIIIᵉ siècle, des autrices telles que Madame d’Aulnoy, Madame de Genlis ou Marguerite de Lussan se sont approprié ce genre en y intégrant une dimension philosophique, souvent véhiculée par la forme didactique des « veillées ». À la croisée du roman grec et du conte pastoral, l’ouvrage se caractérise par une forte imprégnation féerique, liée notamment au cadre dans lequel se déroulent les récits : la Thessalie, région réputée depuis l’Antiquité pour ses magiciennes.

Marguerite de Lussan (1682-1758) est une femme de lettres française intégrée aux milieux érudits de son temps. Elle entretient des relations intellectuelles avec des figures telles que Pierre-Daniel Huet, dont l’influence se manifeste dans la construction romanesque de ce récit, ainsi qu’avec le dramaturge Jean-Louis-Ignace de La Serre. Ce dernier, en sa qualité de censeur royal, accorde l’approbation nécessaire à la publication des Veillées. Au cours de sa vie, Marguerite de Lussan bénéficia aussi de la protection de grands personnages, tels que le prince de Condé, le prince de Conti ou la Marquise de Pompadour.

Reliure aux armes de la marquise de Pompadour (1721-1764), favorite de Louis XV, grande lectrice et bibliophile de son temps. Mécène influente elle prit sous sa protection Marguerite de Lussan. En témoigne les dédicaces dans d’autres ouvrages de Marguerite de Lussan tels que les Anecdotes de la cour de François Ier (1748) ou Marie d’Angleterre, reine-duchesse (1749).

De la bibliothèque du bibliophile Achille Perreau (1866-1944), avec ex-libris étiquette. Sa collection fut dispersée en 1945 lors des ventes organisées par Giraud-Badin.

Références :

  • Cuff, « Introduction à une étude sur Marguerite de Lussan et le roman historique au commencement du XVIIeSiècle », 1936.
  • Mainil, « Mesdames Levesque… et Mademoiselle de Lussan, Les Veillées de Thessalie…», 2009.

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