VILLEMIN (Eugène) - Herbier poétique. 1842.

VILLEMIN (Eugène)

Herbier poétique

Jules Lainsé, Paris, 1842.

1 200 €

Édition originale de ce recueil de poèmes, véritable ode à la beauté des plantes par le médecin et poète Eugène Villemin.

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VILLEMIN (Eugène) - Herbier poétique. Jules Lainsé, Paris, 1842.

In-12 (17,7 x 11 cm), (2) ff., III-(1)-349-(1) pp., relié. Maroquin havane, dos à nerfs orné de fleurs mosaïquées, double filet doré sur les coupes, roulette dorée sur les chasses, tranches dorées. Reliure signée Brany. Petites taches sur les plats, intérieur frais.

Édition originale de ce recueil de poèmes, véritable ode à la beauté des plantes par le médecin et poète Eugène Villemin.

Eugène Villemin (1815-1869), fasciné par la botanique, composa de nombreux vers faisant l’éloge de la nature. Les vers de cet Herbier poétique sont d’ailleurs accompagnés de notes scientifiques du botaniste et explorateur français Auguste de Saint-Hilaire. Pour certains poèmes, Saint-Hilaire fait une description taxinomique des plantes citées en renvoyant notamment à ses travaux.

Envoi de l’auteur, suivi d’un poème autographe de trois pages daté de 1868 dédié à Marius Michel père, monté après le titre : « Comme gage d’estime et d’amitié, j’offre à Monsieur Marius Michel mon Herbier poétique. / Eug. Villemin ».

« Sous ton fer, Marius, comme au temps des Valois, / Dentelles et fils d’or croisent leurs arabesques. / Ainsi brodait le Djin les boucliers mauresques, / Ainsi l’Elfe estampait les étendards gaulois. // Le Doreur tient son art de la Fée ou du Gnome. / Des toisons du Maroc il cisèle la peau ; / Cellini de notre âge, à son humble escabeau / Des gloires d’un grand siècle il rajeunit le dôme. // Paris, ce 26 août 1868 / Eug. Villemin »

Extrait du poème, seconde strophe, répétée à la fin.

La thématique de l’herbier fait ici écho à une tradition ancienne de la décoration des reliures, où les motifs floraux occupent une place importante dès la Renaissance. Son fils, Henri Marius Michel, auquel cet exemplaire revint sans doute, devint l’une des figures majeures de la reliure Art nouveau, en développant de grands décors mosaïqués aux compositions florales audacieuses.

Provient de la bibliothèque de Jean Michel, dit Marius Michel (1821-1890), avec ex-libris. Père du célèbre relieur Henri Marius Michel, Jean Michel fut doreur pour les plus grands ateliers de reliure de l’époque et collabora notamment avec Gruel, Capé et Duru. Il créa son propre atelier avec son fils en 1876 et fit publier en 1880 un ouvrage intitulé La Reliure française.

Bel exemplaire, bien relié par Brany.

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