Du Verney (Joseph Guichard) - Traité de l'organe de l'ouie

du Verney, Joseph Guichard

Traité de l'organe de l'ouie.

3 500 €

Paiements 100% sécurisés
American Express
Apple Pay
Cartes Bancaires
Mastercard
PayPal
Visa
Les frais d'expédition sont calculés au moment du paiement.

Du Verney (Joseph Guichard) - Traité de l'organe de l'ouie, contenant la structure, les usages & les maladies de toutes les parties de l'oreille. Estienne Michallet. Paris, 1683.

In-12 (162 x 98 mm), (12) ff., 210 pp., 3 f.bl., 16 pl., relié. Veau havane marbré, dos à nerfs orné. Reliure d’époque. Mors fendus, coiffe de tête absente, traces de mouillures anciennes sur les 10 premiers feuillets, quelques pages cornées, planches dépliantes effrangées avec de petites déchirures par endroit.

Édition originale de ce traité majeur sur l’anatomie de l’oreille, le premier du genre. La description de l’organe y est très précise. La théorie de l’audition présentée dans ce traité, conçue avec le physicien Edme Mariotte, est très proche de celle qui fut proposée bien plus tard par Hermann von Helmholtz au milieu du XIXe siècle.

Comprend 16 planches dépliantes à la fin du volume.

Intéressante provenance : Charles Plumier (1646 - 1704), avec son ex-libris manuscrit « F. C. Plumier minimus Botanicus regius ». Plumier est un grand voyageur et botaniste français, membre de l’ordre des Minimes. Il participa à plusieurs voyages d’exploration en tant que botaniste, notamment aux Amériques dont il rapporta plusieurs spécimens et dessins de plantes.

On doit à Plumier un article sur l’anatomie de l’oreille d’une tortue marine paru en 1702 dans Le journal de Trévoux ou Mémoires pour l'histoire des sciences & des beaux-arts, il y cite le présent ouvrage de du Verney et y explique la raison de sa démarche : «Je me souviens avoir plusieurs fois expérimenté dans mes voyages dans les Isles des Amériques, qu’ils entendent très bien, car lorsque nous prenions gite quoi qu’assez loin des endroits infectés de ces petits animaux, nos boucaniers n’osaient pas même parler, de peur de les attirer par leur bruit. En effet ils ne manquaient pas de venir nous tourmenter pour peu que nous en fissions. Et lorsque j’étais dans les Grenadins ou tout est remplis de ces animaux importuns, quoique nous eussions mouillé à deux portées de mousquet loin de terre, exprès pour nous garantir de leur importunité, ils venaient par millions nous désoler la nuit dans la barque, lorsque le vent venait à cesser : Je ne crois pas qu’ils puissent nous voir de si loin dans l’obscurité de la nuit, & je pense que ce ne pouvait être que par l’odorat, ou par l’ouïe qu’ils étaient attirés à nous. »

Blason du convent des Minimes de Paris frappé sur les plats. On sait que Plumier y passa la fin de ses jours.

Vous avez une question sur cet ouvrage ?

Du Verney (Joseph Guichard) - Traité de l'organe de l'ouie
Ce site est protégé par reCAPTCHA et les Politiques de confidentialité et Conditions de service de Google s'appliquent.