BALZAC (Honoré de) - La Peau de Chagrin. 1831.

BALZAC (Honoré de)

La peau de Chagrin.

Charles Gosselin, libraire. Paris, 1831.

25 000 €

Précieux exemplaire portant un envoi autographe de Balzac à son ami et associé au journal La Caricature, Charles Philipon.

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BALZAC (Honoré de) - La peau de Chagrin. Roman philosophique. Charles Gosselin, libraire. Paris, 1831.

2 volumes in-8 (21,5 x 14 cm), I : 393 pp., (1) f. & II : 374 pp., (1) f., brochés. Exemplaires lavés, envoi de Balzac éclairci par le lavage, dos avec manques (restaurés). Sous étuis et chemises à rabats en forme de reliure, dos décorés dans le style de l’époque.

Édition originale, conforme à la description donnée par Carteret.

Précieux exemplaire portant un envoi autographe de Balzac à son ami et associé au journal La Caricature, Charles Philipon : « A mon bon et excellent ami Ch Philippon. Balzac ».

À la fin des années 1820, Honoré de Balzac écrivit quelques articles, sous divers pseudonymes, pour La Silhouette, précurseur des journaux de caricatures au XIXe siècle. C’est dans les bureaux de ce journal qu’il fit la connaissance de Charles Philipon. Quelques années plus tard, en 1830, les deux hommes s’associèrent pour fonder La Caricature, Balzac en rédigea le prospectus et y contribua, anonymement, en y écrivant quelques dizaines d’articles. C’est également dans ces pages que furent imprimés les premiers extraits de La Peau de chagrin. Toutefois, sa collaboration avec La Caricature s’étiola progressivement, jusqu’à s’interrompre courant 1832. Ce retrait s’explique en partie par l’affirmation croissante de ses convictions légitimistes, en contradiction avec l’évolution du journal devenu, en 1832, un organe d’opposition virulent à la monarchie de Juillet. Aussi, il est vraisemblable que le succès commercial de la Peau de chagrin, le conforta dans la décision de se consacrer pleinement à sa carrière littéraire.

Voici la retranscription d’une lettre de Charles Philipon à Balzac datée d’août 1831. N’ayant pas pu se procurer un exemplaire de « ce livre diabolique », il demande à Balzac d’écrire une critique de son propre ouvrage, La Peau de Chagrin :

« Audibert et moi nous avons fait de vains efforts pour obtenir ce livre diabolique, il est retenu longtemps à l'avance et il nous sera impossible d'avoir l'article que nous voudrions mettre dans le numéro prochain. Décidez donc l'ami que vous savez à nous brocher quelque chose ! je vous donne ma parole que vous, lui, et moi saurons seuls que l'article est de lui. Je le copierai de ma propre main et nous le signerons Alfred Coudreux. Il faut absolument qu'il me le fasse tenir demain lundi dans la journée. Je lui réserverai une place, car vous savez que notre journal se compose le lundi. Adieu, si je n'ai pas ce bout d'article je serai désolé parce que je tiens à dire de bonnes choses sur un excellent ouvrage et qu'après vous je ne vois que l'ami en question, non pour en dire du bien, mais pour en parler avec l'originalité de M. H. de Balzac pour lequel je professe la plus franche amitié et la plus sérieuse admiration. »

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BALZAC (Honoré de) - La Peau de Chagrin. 1831.
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