MERCOEUR (Elisa) - Poésies. 1827.

MERCOEUR (Elisa)

Poésies.

Nantes, Imprimerie de Mellinet-Malassis & Paris, Rosier, 1827.

Édition originale du premier recueil de poèmes d’Élisa Mercœur dédié à Chateaubriand.

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MERCOEUR (Elisa) - Poésies. Nantes, Imprimerie de Mellinet-Malassis & Paris, Rosier, 1827.

In-16 (16,7 x 10,7 cm), 208 pp. Broché. Couverture rose imprimées en noir et bleu, non rogné. Légères salissures, quelques épidermures en quatrième de couverture, dos restauré, mouillure en pied du frontispice.

Édition originale du premier recueil de poèmes d’Élisa Mercœur dédié à Chateaubriand. Elle est illustrée d’un portrait-frontispice lithographié d’après Ulnier.

Envoi de la poétesse à Charles Nodier : « À M. Charles Nodier, de la part de l’auteur. E. M. ».

Élisa Mercœur, surnommée la « Muse armoricaine », naît à Nantes en juin 1809. Jeune poétesse romantique, elle compose dès l’adolescence ce premier recueil poétique, publié en 1827 à Nantes sous le titre Poésies. L’ouvrage reçoit un accueil très favorable, au point de valoir à la poétesse l’octroi de deux pensions par Charles X. Une seconde édition, parue à Paris en 1829, contribue à son introduction dans les milieux littéraires de la capitale. Elle y suscite notamment l’intérêt d’Alphonse de Lamartine, auquel elle vouait une vive admiration. Dans une lettre adressée à un ami le 9 octobre 1827, Lamartine écrit :

« J'ai lu avec autant de surprise que d'intérêt les vers de Mlle Mercœur, que vous avez pris la peine de me copier. Vous savezque je ne croyais pas à l 'existence du talent poétique chez les femmes : j'avoue que le Recueil de Mme Tastu m'avait ébranlé ; et je prévois, mon cher, que cette petite fille nous effacera tous tant que nous sommes. »

Toutefois, les bouleversements politiques consécutifs aux Trois Glorieuses, conjugués au refus de la publication de sa tragédie Boabdil, précipitent la poétesse dans une situation matérielle précaire et un état de profonde mélancolie. Elle s’éteint prématurément en 1835. En 1843, sa mère fait paraître ses Œuvres complètes, publication à laquelle Lamartine apporte son soutien en qualité de souscripteur.

Références :

  • Letessier, « Alphonse de Lamartine et Charles Nodier », 1986.
  • Greenberg, “Élisa Mercœur: The poetics of genius », 1992.

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